Pouvez-vous définir ce qu’est la DMLA?

Lorsque nous désirons lire un texte ou regarder le visage d’une personne, nous portons naturellement notre regard dans sa direction, pour une vision précise. Par ce mouvement, nous axons notre macula sur le détail à observer.

Il s’agit d’une zone de la rétine particulièrement dense en cellules dont la mission est de capter la lumière et d’appréhender notre environnement avec finesse et détails. C’est ce que l’on appelle «la vision centrale».

Les personnes atteintes de DMLA sont confrontées à une dégradation plus ou moins importante de la macula et par conséquent de la vision centrale. La dégénérescence de cette zone est liée principalement à l’âge mais aussi à des facteurs génétiques et environnementaux comme le tabac.

Elle se manifeste en général après 50 ans avec un pic d’incidence augmentant pour chaque tranche d’âge. La prévalence devient importante au-delà de 75 ans.

Quels sont les symptômes?

La DMLA progresse par paliers. Au stade précoce de la maladie, les symptômes passent souvent inaperçus. Les patients peuvent faire état d’une difficulté à s’adapter à une variation soudaine de lumière, par exemple en conduisant lors de l’entrée ou de la sortie d’un tunnel.

Les cellules réceptrices de la macula manifestent une certaine lenteur à «digérer l’information lumineuse». De fait, l’adaptation est plus lente qu’avec un œil sain. Au stade plus avancé, les symptômes seront plus «bruyants», souvent avec une difficulté prédominante à la lecture et parfois avec des taches immobiles dans le regard, des ondulations des lettres, des déformations d’une surface carrelée ou d’un quadrillage.

Il existe un moyen de surveiller ceci à la maison au moyen d’une grille dédiée; la «grille d’Amsler». Il est conseillé de tester chaque œil indépendamment. En cas de symptômes évocateurs, un examen chez un-e médecin ophtalmologue est recommandé.

Celui-ci permettra de confirmer ou d’infirmer ce diagnostic, de rassurer le patient et, le cas échéant, d’intervenir sur une éventuelle problématique. Une prise en charge à un stade le plus précoce possible de la maladie garantit le plus souvent un meilleur effet thérapeutique.

Comment la maladie évolue-t-elle?

L’évolution dépend de la nature de la maladie. Cette dernière se scinde, au stade avancé, en deux grands sous-groupes caractérisés par les adjectifs «sèche» et «humide».

En cas de DMLA sèche, nous avons affaire à une lente dégradation des cellules de la macula. La personne affectée perdra son acuité visuelle, le plus souvent de manière très progressive. Les moyens auxiliaires visuels comme les appareils de lecture ou les loupes peuvent s’avérer très utiles. 

S’il s’agit d’une DMLA humide, dans la majorité des cas, l’évolution est beaucoup plus rapide et nécessite une consultation médicale dans de brefs délais.

La DMLA humide a pour origine des écoulements de liquide ou de sang provoqués par une prolifération anormale et anarchique de petits vaisseaux sanguins qui poussent sous la rétine et viennent endommager les cellules résidentes de la macula.

Si la personne réagit à temps, l’examen ophtalmologique permet d’établir un diagnostic précoce, notamment grâce à l’imagerie oculaire à très haute définition.

Peut-on guérir de la DMLA?

Non, la DMLA ne se guérit pas, mais son évolution peut être ralentie dans certains cas. A ce jour, il n’existe aucun traitement pour la DMLA sèche, mais les avancées scientifiques pour la compréhension de la maladie et de son traitement sont réelles.

Il s’agit là d’un grand défi mondial auquel se sont attelés de nombreux centres de recherche. Pour ce qui est de la DMLA humide, il est désormais possible de dire qu’elle est souvent maîtrisable grâce à des traitements de pointe.

Il s’agit principalement d’injections intra-oculaires répétées d’un médicament dont l’action vise à sécher le liquide créé par les petits vaisseaux indésirables sous la macula. Ce traitement est très efficace pour stabiliser la maladie.

Il permet parfois une amélioration de la vision. Cependant, la DMLA humide nécessite, dans la plupart des cas, un traitement régulier sur le long terme. De nouvelles molécules pour injection intra oculaire seront prochainement disponibles Elles ouvrent l’espoir à des traitements plus espacés.

Peut-on prévenir la DMLA?

La DMLA étant liée à l’âge et à la génétique, la prévention reste aujourd’hui limitée. Néanmoins, le tabagisme actif est un facteur aggravant.

Le stress oxydatif qu’il provoque dans l’organisme impacte négativement la progression de la DMLA. Dans certains cas, la prise de vitamines sur recommandation médicale peut être utile.

Qu’en est-il du dépistage?

Nous conseillons de faire un examen à partir de 40-50 ans chez un-e ophtalmologue; à plus forte raison s’il y a des antécédents familiaux. Le-la médecin procède à un bilan complet de la santé de l’œil.

Si une DMLA est diagnostiquée, le suivi et les soins dépendent de sa nature.

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