Dès le milieu du XXe siècle, les cosmétiques bon marché connaissent une importante croissance. Composés avec des produits de synthèse ou encore des dérivés pétroliers, ils n’inspirent pas tout à fait confiance à un public averti et en recherche d’authenticité et de nature. C’est à partir de ce moment, soit dans les années 1930, que la Suisse se profile à l’international comme un producteur de cosmétique à base de plantes et d’un savoir-faire pharmaceutique déjà reconnu dans le monde. C’est ainsi que l’image du pays se profile dans le haut de gamme proche de la santé et des traditions. Près d’un siècle plus tard, les valeurs sont les mêmes et le besoin des consommateurs de se tourner vers l’authenticité et le bio n’a jamais été aussi puissant.

Une tradition à ne pas trahir

Si la cosmétique suisse rime avec savoir-faire, efficacité et sérieux de la recherche scientifique, il n’est pas question d’abîmer cette image. La plupart des laboratoires nationaux, petits ou grands, en sont conscients et s’appliquent à ce que la confiance du monde dans ces produits ne soit pas entachée de choix plus économiques que paramédicaux. Ensuite, du fait du milieu de la recherche extrêmement compétent et dynamique, les innovations cosmétiques permettent de rester à la pointe des dernières technologies de l’esthétique. Parallèlement, d’ailleurs, les cliniques esthétiques, portant parfois les mêmes noms que les cosmétiques, ont connu une importante progression de leur chiffre d’affaires ces dernières années. Pour sûr, l’histoire d’amour entre les cosmétiques et la Suisse n’en est qu’à ses débuts.