La formation en apprentissage est idéale pour une jeune fille de 16 ans qui sort de l’école obligatoire. Au terme de ces 3 ans, elle aura la maturité nécessaire pour être engagée. 

Pour une adulte qui veut se réinsérer dans le monde professionnel, ou changer d’orientation, c’est différent. «Une femme ne peut généralement pas se permettre de refaire 3 ans de formation et se contenter d’un salaire d’apprentie. Elle doit être opérationnelle plus rapidement. De plus, il faut savoir que les places d’apprentissage sont rares en Suisse romande, seulement 35 à 40», déclare Marisa Treccani, directrice de l’école Esthélite. 

Formation pour adultes

Toute personne, dès 18 ans peut suivre une formation sur une année. «Un programme très poussé de 1720 heures sur une année. Nous le proposons également à mi-temps sur 2 ans». Marisa Treccani offre une formation d’esthéticienne dermo-hygiéniste, nom qu’elle a déposé. «Les gens n’imaginent pas qu’on apprend autant de choses, le programme comporte de nombreuses heures d’études dans des domaines très spécifiques. Ce métier n’est pas assez valorisé».

En apprentissage, les formations pratiques peuvent se révéler assez différentes selon les employeurs, tous ne pratiquent pas les mêmes soins. En cours, les jeunes filles apprennent la théorie des technologies nouvelles, mais tout le monde n’a pas accès à de telles machines. Les formations d’adultes ne différent pas tant du CFC et peuvent même s’avérer supérieures car les adultes en formation doivent être performants pour être crédibles.

«Heureusement que les fournisseurs de machines proposent une formation en même temps que la vente, car beaucoup d’esthéticiennes sortent de formation sans jamais avoir eu l’occasion de s’initier aux technologies telles que la lipolyse par cavitation, l’IPL ou la micro-abrasion. Nous présentons les nouveautés chaque année à nos élèves, afin qu’elles découvrent et pratiquent des soins avec ces appareils».

Choisir son école

Avant de choisir une formation, il faut prendre la peine de se renseigner sur le programme. Genève est le seul canton qui demande une autorisation pour ouvrir une école. Ailleurs, c’est plus facile. La qualité des cours peut donc varier. Les écoles ayant le label Eduqua se comptent sur les doigts d’une main. Selon les critères personnels c’est un point à prendre en compte. Au minimum, il faut s’intéresser aux enseignants, à leur formation pédagogique et au matériel proposé.

Ensuite, il ne faut pas négliger les formations continues. «Il faut se perfectionner, c’est un métier qui évolue rapidement», souligne Marisa Treccani. Au programme de ses modules de formation, les soins pré et postopératoires, le maquillage permanent, l’extension des cils, le nail’s design ou encore l’épilation définitive.