Quelles sont les différences entre la chirurgie esthétique anti-âge actuelle et celle d’il y a quelques années? 

Ce qui est marquant, lorsqu’on observe l’évolution de cette chirurgie, c’est le fait que les gestes sont plus limités et ponctuels. Plutôt que de faire un «megalifting» à 65 ans, on aura tendance à proposer plus tôt des interventions en ambulatoire, souvent sous anesthésie locale et avec des suites légères. 

 

Par conséquent, quelle partie du corps est, en général, la première à être opérée? 

Souvent, le premier point qui commence à gêner est le contour des yeux. Une intervention au niveau des paupières est souvent déjà demandée autour de l’âge de 40 ans. Le fait que le retour dans un environnement socio-professionnel puisse être très rapide encourage également la population active à recourir à ces opérations. 

 

L’acte chirurgical lui-même a-t-il changé? 

Oui! Il y a quelques années, nous étions très concentrés sur la traction. A l’époque, le but premier était de tirer un maximum de peau pour enlever les rides, mais le résultat ne permettait pas forcément d’acquérir un aspect plus jeune. Aujourd’hui, nous portons davantage d’attention aux volumes, par exemple en rajoutant de la graisse par endroits. Cela permet de mieux retrouver l’aspect physique que le patient avait quelques années auparavant. 

 

Y a-t-il des techniques innovantes? 

La combinaison de la chirurgie avec, par exemple, un laser ou des produits injectables permet d’assurer un résultat optimal. Ainsi, il est utile d’aller consulter un spécialiste FMH qui peut proposer le traitement chirurgical ou non chirurgical le mieux adapté pour chaque personne.