Pour comprendre la chirurgie esthétique, il faut la considérer au-delà des préjugés et des clichés dont elle peut faire l’objet dans la société contemporaine. Il faut prendre en compte l’individu de manière globale et l’évolution qui s’est opérée de manière sociale et anthropologique. Le fait qu’une personne décide de recourir à la chirurgie esthétique est dépendant de son vécu, de la pression sociale qu’elle subit, et de son mode de vie. Celui-ci a d’ailleurs bien changé depuis 20-30 ans.
Auparavant, l’espérance de vie était plus courte que maintenant; le viagra n’existait pas; le nombre de divorces n’était pas aussi élevé, et les médias exerçaient une pression moins forte. L’usage du corps et le rapport d’un individu à sa propre image au sein de la société ont donc résolument changé.

« Se changer pour être plus soi-même »

Dans une démarche d’appropriation de son corps, la chirurgie esthétique représente un moyen d’être en accord avec soi-même. Les personnes qui recourent à la chirurgie esthétique font ce choix car quelque chose en elles les dérange et les empêche de se sentir épanouies. Atténuer les traces du vieillissement, réparer une excision, remodeler un corps suite à un surpoids: dans tous les cas, la chirurgie esthétique est un moyen d’harmoniser l’apparence avec le ressenti intérieur.

Chirurgie et psychologie

Le rapport au patient demande un déploiement de compétences médicales bien sûr, mais aussi psychologiques. Etant une chirurgie de l’image, la chirurgie esthétique implique une grande part d’humain: il faut savoir écouter, informer et conseiller. Par le dialogue, il s’agit aussi de comprendre et de cerner au mieux ses désirs. Dans tous les cas c’est un partage et, en tant que chirurgien, une réelle satisfaction de contribuer à l’épanouissement d’une personne qui vous a demandé de l’aide.