Maria-Lena Enz, dipl. HES

Marie-Luce Guillermin-Spahr, méd. interne FMH, spéc. éducation thérapeutique

Parallèlement à sa dimension financière (on estime ainsi à près de 5 milliards par année les dépenses de santé engendrées directement ou indirectement par cette problématique), le surpoids entraîne un cortège de troubles de la santé, à savoir problèmes digestifs, articulaires, apnée du sommeil, résistance à l’insuline, augmentation du cholestérol, hypertension, etc. Il était donc naturel pour le réseau de soins Delta de mettre en place différents programmes de prévention. Regroupant plus de 400 médecins de famille romands et travaillant avec les principaux assureurs de Suisse,  il occupe une position centrale qui lui permet notamment aujourd’hui de mobiliser les forces nécessaires à une prévention efficace.  « En ouvrant ces ateliers, nous désirions inviter chaque personne intéressée à prendre du recul sur son alimentation et à acquérir les outils nécessaires à une perte ou une stabilisation de son poids », explique Joëlle Coclet, chargée de projets et de communication au sein du réseau Delta.

Des outils simples et efficaces


Les ateliers « Un poids quatre mesures » sont organisés régulièrement au sein de Cité générations, la nouvelle Maison de santé à Onex. Dans cet espace d’accueil et de prise en charge multidisciplinaire, la doctoresse M.-L. Guillermin-Spahr et la diététicienne M.-L.Enz, spécialistes des troubles du comportement alimentaire, proposent aux participants des outils permettant de s’observer soi-même, de repérer les automatismes ainsi que de prendre conscience de l’attitude compulsive que l’on adopte parfois. En effet, la conscientisation est la première étape d’une thérapie: «En étant à l’écoute de ses impressions de faim et de satiété et en arrêtant de grignoter pour compenser un mal-être, ou en ne se forçant plus à finir son assiette par éducation ou automatisme, on obtient déjà des résultats intéressants.»

Mode de vie

« Le but n’est pas de se restreindre, ni se frustrer, mais de veiller aux quantités en accord avec ses besoins et de veiller à son hygiène de vie dans sa globalité », insiste Maria-Lena Enz. A l’entendre, les interdits ou les restrictions glanées sur le web ou dans différents ouvrages grand public sont contre-productifs. Par contre, les petites améliorations dans la vie quotidienne, comme l’arrêt d’utiliser la voiture pour les petits parcours, permettent une stabilisation ou une perte de poids durable. C’est en tout cas ce qu’elle a constaté sur les participants aux ateliers, en les revoyant régulièrement, par exemple pour des cours de cuisine saine. Les prochains ateliers auront lieu ce printemps et les inscriptions peuvent se faire sur le site web du réseau Delta.