Vous connaissez bien sûr les phrases «la beauté est une attitude» ou «la beauté n’est qu’une illusion». Qu’en dites-vous ?

Je suis sûre que tout le monde peut faire quelque chose pour être beau ou belle. Peut-être que le 60 pour cent est inné et le reste naît d’efforts que l’on fait. Une vie saine, le choix des bons vêtements, une coupe de cheveux ou un maquillage soignés et surtout la recherche de son propre épanouissement sont les outils de la beauté de chacun.

Rassurez-nous, vous avez aussi des mauvais jours? Vous savez, quand vous vous effrayez-vous même en regardant le miroir…

Evidemment ! C’est encore pire lorsqu’on est dans le show-business. Quand vous avez un rendez-vous, vous ne pouvez pas simplement rester à la maison, même si vous ne vous sentez pas bien dans votre peau ce jour-là. Il y a quelques années, je suis allée à un shooting alors que j’étais très malade. Ils m’ont maquillée puis obligée à rester et à sourire. J’étais très en colère, mais je n’avais pas trop le choix. Autant vous dire qu’il faut parfois faire preuve d’autodérision et surtout être toujours à l’aise avec son image.

Depuis que vous avez été élue Miss Suisse en 2001, vous êtes toujours restée aussi ravissante. Est-ce la conséquence d’une sévère discipline de vie ?

Oui, je crois. On n’a rien sans rien et c’est vrai que ce n’est plus aussi évident de rester « au top » que lorsque j’avais 20 ans. Cela dit, je prends toujours du plaisir à adopter un mode de vie sain et je me sens mieux dans ma peau ainsi. C’est de l’épanouissement que naît l’attraction.

On entend souvent qu’il faut renoncer à de nombreux plaisirs voire même souffrir pour être belle. C’est vraiment le cas pour vous ?

Cela dépend de comment chacun a pris l’habitude de se faire plaisir. Si le fait de faire la fête toute la nuit, de fumer et de boire des quantités impressionnantes d’alcool sont nécessaires pour s’amuser, alors oui il faudra se faire violence. Tout est une question de quantité, en fait. J’aime vraiment profiter de la vie, mais je consomme les plaisirs que je citais de manière quasiment homéopathique.

En exerçant votre métier, la beauté ne risque-t-elle pas de devenir une obsession ?

Le risque c’est surtout la comparaison. Chacun a ses atouts et c’est vrai que si on commence à se jalouser entre nous, cela risque vite de devenir obsédant. Il ne faut pas perdre de vue que l’objectif est simplement d’être bien dans son corps, le reste n’a que très peu d’importance.

Tout le monde semble d’accord pour dire que vous êtes l’une des plus belles Suissesses. Mais vous, vous vous trouvez des défauts ?

Bien sûr, je crois que c’est incontournable lorsqu’on est humain. Personne n’est parfait! Mais le secret est d’assumer ses défauts, ainsi, personne ne les remarquera. Et puis il y a quelque chose de plus important que la beauté: le charme. C’est ce qui m’a vraiment été très utile dans la vie et dans mes différents projets. La beauté est le simple fait de correspondre à des standards, c’est un peu triste. Le charme, par contre, est davantage une question subjective d’attirance. C’est beaucoup plus excitant.

Et justement, quels sont vos projets pour les prochaines années ?

Je m’implique dans bon nombre d’activités en rapport notamment avec le bien-être. Justement, puisqu’on parlait de nutrition, je suis partenaire de la marque Topwell qui a une approche que je trouve particulièrement intelligente dans le domaine de la santé et du fitness en complétant l’apport quotidien en nutriments essentiels comme les protéines tout au long de la journée dans des snacks sains qui favorisent le maintien de votre ligne.