• Les trois initiateurs du groupe, Arthur (plume et voix grave du groupe), Clément et Sébastien (guitares, claviers et compositions) se sont connus sur les bancs du lycée Louis-le-Grand à Paris. Ils ont d’abord joué de la musique de leur côté (slam, jazz, fusion) avant de se retrouver en 2011.  
  • Le quintette parisien Feu! Chatterton fait son apparition en 2012 sur le site de partage de vidéos YouTube avec le titre« La Mort dans la pinède ».  Antoine à la basse et Raphaël à la batterie rejoignent le groupe pour les live.
  • Révélé lors des festivals des Francofolies et Rock en Seine, vainqueur du Prix Chorus des Hauts-de-Seine et Paris Jeunes Talents, Feu! Chatterton publie son pemier EP quatre titres, dont « La Malinche » en 2014.
  • En tournée depuis septembre, les cinq dandys parisiens, âgés de 25 à 27 ans, font un carton sur scène et sortiront leur premier album courant 2015.

Révélé lors des festivals Francofolies et Rock en Seine, votre groupe fait sensation avec son rock littéraire. Comment se sont passées vos premières semaines de concerts en France ?

Elles ont été particulièrement stressantes. Nous étions hyperconcentrés sur la scène. Nous devions pourtant gérer un tas d’autres choses: montage et démontage, hébergement, gestion du matériel. Nous avons beaucoup appris. Au début, en 2011, les gens venaient pour nous découvrir. Les médias parlaient de nous alors que nous n’avions sorti aucun disque! La sortie de notre premier opus cet automne a changé les choses. Aujourd’hui, les spectateurs viennent parce qu’ils nous connaissent. Ils sont bienveillants. On est plus détendus et plus complices avec eux!

Avec vos mélodies new wave, vos chansons détonnent dans le paysage
musical actuel. Pari réussi ?

Nous n’avons rien calculé. C’est ce que nous voulions faire. Notre musique brasse des influences françaises et anglo-saxonnes. Elle emprunte tant à Serge Gainsbourg, Alain Bashung ou Noir Désir, qu’à Joy Division ou Radiohead. Raphael, le batteur, écoute beaucoup de jazz et de musique africaine. Antoine, le bassiste, aime la musique électronique. Nous apportons chacun notre expérience musicale.

Voix rauques, visions torturées de la société. Vos esprits sont tournés vers le XVIIIe siècle, époque à laquelle a vécu Chatterton, poète qui a baptisé votre groupe. Êtes-vous mélancoliques ?

Absolument! Nos chansons sont un exutoire, comme un cri, pour libérer notre mélancolie. Nos mélodies ont beau être lyriques et poétiques, nos textes ont bien un point de vue sur la vie et la société. C’est un style que nous assumons. Il plaît. Nous avons de la chance.

Vous faites partie d’une nouvelle génération rock qui chante exclusivement en français (ndlr: Aline, La Femme ou Fauve). Comment l’expliquez-vous?

Notre génération est décomplexée. Pourquoi devrions-nous chanter en anglais? Nous aimons jouer avec les mots de la langue française. On s’est connus au lycée. A 15 ans, on se lisait déjà des poèmes. J’écoutais Serge Gainsbourg parler de masturbation dans L’Homme à tête de chou! Eh bien, dix ans plus tard, ces paroles me font toujours autant d’effet!

Est-ce que vous rêvez d’une carrière à l’étranger?

On est déjà venus en Suisse (rires) où nous avons joué sur l’antenne de Couleur 3 (ndlr: le 3 décembre dernier dans Pl3in le poste Live). Et puis, Sébastien, le guitariste, est Franco-Suisse! Plus sérieusement, on ne pense pas trop à l’avenir. Pour le moment, on profite un maximum. Notre premier album sortira en septembre. Ensuite, en juin, on part à Montréal pour les Francofolies avant une mini-tournée au Canada. Après, on verra!