Chaque jour, nous consommons plus de 100 g de sucre, alors que l’OMS recommande de ne pas dépasser 50 g. Elle pourrait même revoir ce chiffre à la baisse très prochainement.
 

Le problème est que 70% du sucre est ingéré indirectement, c’est-à-dire sans même que l’on ait conscience d’en manger. Les céréales, par exemple, jouissent d’une bonne réputation.
 

Elles figurent parmi les aliments les plus sucrés. Il en va de même pour les soupes industrielles, particulièrement de celles en sachet. Le sucre est alors idéal pour contrebalancer le sel, lui aussi contenu en grande quantité. Non seulement, c’est un conservateur efficace, mais en plus, il permet de relever le goût. S’il fallait compter uniquement sur les 20% de légumes déshydratés contenues dans ces soupes, elles seraient probablement indigestes.

Un grand bol en contiendrait donc près de 20 g de sucre, soit 4 morceaux. Des exemples comme cela, il en existe de milliers. Prenons encore celui des smoothies. Frais, fruités et en apparence sains, les smoothies prônent le «tout naturel».

Une étude vient pourtant de démontrer que boire un smoothie revenait en fait à consommer entre 4 et 6 oranges, soit l’équivalent en sucre d’un grand verre de soda. Un seul verre, et vos besoins en sucre sont pratiquement comblés pour la journée.

Risques multiples

S’il est important de diminuer sa consommation, ce n’est pas seulement pour préserver sa dentition ou sa ligne. Depuis quelques années, des études montrent ses effets néfastes sur le cerveau.

Dernière alerte en date: en avril 2017, des chercheurs de l’université de Boston (Etats-Unis) ont soutenu dans deux études publiées simultanément dans les revues Alzheimer’s & Dementia et Stroke que les boissons sucrées affectaient la mémoire.