Conseils de Dr. Eglatine Elowe

  • Faire surveiller régulièrement la courbe de corpulence de l’enfant par le pédiatre ou le médecin de famille.
  • Ne pas attendre: plus la prise en charge spécifique de l’enfant est précoce (avant 6 ans), plus la probabilité de développer une obésité sévère est faible.
  • La prise en charge de l’enfant est globale: médicale, diététique, psychologique,  et centrée sur l’activité physique. Elle peut être individualisée ou en groupe.
  • La motivation de l’enfant et le soutien actif de sa famille sont essentiels au succès de la prise en charge.
  • Les temps d’écrans excessifs (TV, tablettes, jeux vidéo…) et la consommation régulière de boissons sucrées sont de grands pourvoyeurs de surpoids/obésité chez l’enfant.

Une bonne nouvelle d’abord, la fin de l’obstacle du coût du traitement…

Exactement! Depuis 2002, nous tentions de faire reconnaître l’obésité́ de l’enfant dans la loi sur l’assurance maladie (LaMal) afin que les diverses prestations soient prises en charge par l’assurance de base. Ainsi, un enfant en surpoids et ses parents peuvent désormais profiter de programmes interdisciplinaires prévus pour le soigner. C’est une avancée d’autant plus importante que les familles à faible pouvoir d’achat sont particulièrement touchées par la problématique. Pourtant, certaines activités comme les cours de cuisine ou les camps d’activités physiques adaptées ne peuvent être organisés que grâce au soutien externe de Fondations à but non lucratif.

Quelles sont les causes actuelles de l’obésité des enfants?

Elles sont multiples, d’où l’importance d’une prise en charge individualisée. En 2012, un enfant sur cinq était en surpoids et un sur vingt était obèse. Dans un cas comme dans l’autre, la génétique n’est que l’une des causes avec la diminution de la pratique d’activités physiques, les mauvaises habitudes alimentaires ou encore la fragilité psychologique.

Quel est le rôle des parents et comment doivent-ils réagir?

Il ne faut pas négliger l’impact de l’éducation et de l’environnement dans lequel l’enfant vit. La solitude ou non à la maison, la richesse des activités qui lui sont proposées et l’exemple du choix des aliments jouent ainsi un rôle clé. L’objectif avec l’enfant n’est pas une perte de poids mais une stabilisation ou un ralentissement de la prise pondérale. C’est avec de petits objectifs et le maintien des plaisirs que le jeune pourra grandir en forme.