Les kilos superflus ne sont jamais totalement anodins. Et c’est particulièrement vrai durant la grossesse.

La prise de poids à cette période de la vie peut gêner les mécanismes qui gèrent le métabolisme pour la descendance, comme la dépense énergétique, selon plusieurs études américaines publiées ces dernières années sur le phénomène.

L’obésité a de lourdes conséquences

Cela augmente donc le risque pour l’enfant de développer à son tour un excès pondéral et plus tard des maladies cardiovasculaires. Les femmes enceintes en situation de surpoids risquent par ailleurs de nombreuses complications: hypertension, diabète, formation de caillots dans le sang, problèmes à l’accouchement, avec un taux de césarienne élevé.

De plus, leur montée de lait est plus tardive et leurs bébés sont plus gros. Il devient alors plus facile de les nourrir avec des biberons que de les allaiter. Or, il est prouvé que l’allaitement contribue à prévenir l’obésité chez le bébé.

Soigner et prévenir

Aujourd’hui, 40% des femmes en âge de procréer ont un indice de masse corporelle supérieur à la moyenne. Face à ce défi de santé publique, les Hôpitaux universitaires de Genève ont par exemple lancé un programme de prise en charge spécifique.

Les HUG offrent un suivi personnalisé, grâce à une équipe multidisciplinaire d’une dizaine de personnes, composée d’un médecin spécialiste de l’obésité, d’une sage-femme, d’une conseillère en lactation ou encore d’une diététicienne et d’une psychologue spécialisée en thérapie de famille.

L’objectif n’est pas de mettre les futures mères au régime mais de ralentir leur prise de poids. Il s’agit d’instaurer un suivi et des encouragements à la remise en forme et de nouvelles habitudes alimentaires. Une prévention sur le long terme pour la future génération.