En Suisse, la Confédération a chargé l’organisation Swisstranplant de la gestion des listes des receveurs ainsi que de l’attribution des organes en conformité avec la loi. A l’inverse, d’autres pays comme l’Italie, la Norvège, la Finlande ou l’Autriche qui pratiquent une politique dite de refus (toute personne ne souhaitant pas faire don de ses organes peut se faire enregistrer dans un registre centralisé), la Suisse applique un régime de consentement. Le donneur peut faire part de son accord de son vivant ou en informer ses proches. En l’absence d’information, le choix reviendra à la famille du défunt. Toute personne désireuse de devenir «donneur potentiel» peut remplir une carte de donneur qu’elle devra porter sur elle. Cette décision n’est en aucun cas irrévocable et peut être annulée en tout temps. La carte de donneur peut mentionner son consentement, mais également son refus, d’où l’importance d’exprimer sa volonté dans les deux cas. 

Devenir donneur sans aucune crainte

Il est important de savoir que le don d’organes ne peut avoir lieu qu’en milieu hospitalier et uniquement si la mort a été constatée de manière irréversible par deux médecins indépendants (mort cérébrale). En aucun cas les mesures médicales préliminaires à la transplantation n’accéléreront la mort du patient. Elles consistent à préserver les organes en maintenant artificiellement leur taux d’oxygène et leur irrigation sanguine avant le prélèvement.

Des listes d’attente trop longues

Avec un total de 12,6 donneurs par million d’habitants, la Suisse confirme une évolution positive par rapport à 2007 (21% d’augmentation), cependant, ce chiffre reste toutefois insuffisant comparativement à la demande. Au 1er janvier 2011, 1021 demandeurs figuraient sur la liste d’attente et 59 sont morts en 2010 par manque de donneur.