Les armes du chirurgien-dentiste sont la fraise, le bistouri et la pince d’extraction. En conséquence, la médecine dentaire à l’ancienne est occasionnelle, douloureuse, invasive et coûteuse. Echappant à l’attention de la population et des médias, la médecine dentaire a vécu une révolution silencieuse: Le chirurgien-dentiste a évolué vers le médecin dentiste dont la préoccupation principale est de garder sa clientèle-patientèle en bonne santé bucco-dentaire pour éviter les urgences et les extractions. De ce fait, il lutte principalement contre la carie et la parodontite qui sont des maladies infectieuses, chroniques, inguérissables et pandémiques. Il ne peut éviter l’infection mais s’efforce de prévenir l’apparition de cavités et de poches parodontales, symptômes avancés de ces maladies.

Qualité de vie

Dans ce but il se sert tout d’abord des principes de la prévention primaire qui nécessite impérativement la collaboration du «client-patient» ainsi qu’un suivi régulier, à vie, par l’équipe dentaire composée de lui-même, d’hygiénistes dentaires et d’assistantes en prophylaxie. En cas de développement de symptômes, ce suivi les dépiste à un stade précoce et permet leur prise en charge par des moyens régénératifs, non invasifs ou micro-invasifs en accord avec les principes de la prévention secondaire. Le médecin dentiste s’éloigne ainsi du chirurgien-dentiste pour se rapprocher du médecin généraliste confronté à un patient atteint de diabète: il dépiste la maladie au stade précoce, conseille et instruit le patient dans son auto-prise en charge puis contrôle la gestion de sa maladie et de ses facteurs de risque pour éviter l’apparition de symptômes graves. Une telle démarche améliore la qualité de vie et coûte beaucoup moins cher que l’approche chirurgicale…