Grâce aux CMS, plusieurs centaines de milliers de personnes âgées et leurs proches profitent chaque année en Suisse de l’aide aux personnes dépendantes, momentanément et durablement malades ou en situation de handicap. A l’heure actuelle, les maladies cardiovasculaires sont l’une des causes principales de recours à ces services pris en charge par l’assurance. Mais, aux yeux de certaines personnes, ils peuvent ne pas suffire. «Il arrive que la personne âgée ou malade désire avoir une compagnie durant plusieurs heures pour des loisirs ou simplement afin de veiller sur elle à la maison», détaille Eric Linn, le directeur de Home Instead à Lausanne, société leader de l’aide privée à domicile en Suisse et dans le monde. Les bénéfices de leur action sont multiples. Cette présence contribue notamment à diminuer la tension et l’anxiété et même favoriser l’appétit lorsqu’il s’agit de préparer à manger et de partager un repas.

Formation paramédicale
Les équipes de certaines sociétés privées sont formées pour soutenir la personne âgée au quotidien, l’accompagner dans ses loisirs, mais aussi agir lors d’une urgence. En cas de malaise ou d’accidents vasculaires notamment, un premier secours pourra immédiatement être donné en attendant l’ambulance. «Nous veillons toujours à trouver le bon profil d’employé pour apporter de l’aide à notre clientèle. Pour un client qui avait des antécédents lourds et un risque élevé de problèmes cardiaques, nous avons mis à disposition une infirmière en soins intensifs, jeune retraitée du CHUV, pour des veilles de nuit. Ce n’est pas dans le but de proposer des soins mais plutôt d’avoir les bons réflexes si besoin», précise Eric Linn.

Eric Linn
Directeur de Home Instead à Lausanne

Accompagnement complet
Un accompagnement privé ou à distance grâce à un serveur téléphonique permet également d’améliorer l’observance des traitements. C’est un avantage conséquent concernant les maladies cardiovasculaires car il arrive régulièrement que les médicaments soient oubliés et la moindre pilule non ingurgitée peut augmenter les risques d’attaques de manière considérable. De plus, toujours selon Eric Linn, la diminution du risque commence toujours par la prévention: «En permettant à la personne âgée de sortir et en la motivant à exercer une activité physique chez elle, nos services vont même permettre d’améliorer l’état de santé global du client et c’est particulièrement le cas concernant les risques cardiovasculaires.» Tout cela, évidemment, sans concurrencer l’aide médicale et sociale apportée par les CMS. Il existe d’ailleurs souvent une communication entre l’aide à domicile privée et les intervenants médicaux sociaux.