Pour une personne fragilisée, à fort risque de chutes ou avec des antécédents de malaise cardiaque, le service Secutel est fortement recommandé. Il s’agit même parfois d’une condition pour un retour à la maison après un séjour à l’hôpital. «Concrètement, le Secutel est un interphone relié à la centrale des médecins de garde. La personne porte alors chez elle un système d’appel sur simple pression d’un bouton avec, si nécessaire, un détecteur de chutes», explique Bruno Pittet, le directeur de l’Asema,  l’Association Secutel et moyens auxiliaires. Ce système implique ensuite de proposer trois contacts de personnes proches géographiquement pouvant être alertées par la centrale pour vérifier rapidement ce qu’il s’est passé. Ensuite, en cas de nécessité, l’ambulance est appelée.

Bruno Pittet
Directeur de l’ASEMA

Faciliter le quotidien
Il suffit parfois de quelques aménagements d’une salle de bains ou d’une cuisine pour que la  personne  fragilisée  reprenne  confiance  et  retrouve  sa  propre  autonomie.  En installant un ascenseur d’escalier ou en adaptant un véhicule, il est possible de changer radicalement la vie  de quelqu’un qui souffrirait par exemple d’une hémiplégie suite à un AVC. De même, le choix du bon fauteuil roulant et sa personnalisation offriront un outil précieux de liberté à celui qui en profitera. Enfin, il arrive très souvent que les moyens auxiliaires soient simplement de petits accessoires, utiles notamment pour se relever, s’habiller, se tenir ou se laver. De tout petits objets mais qui font toute la différence lorsqu’ils sont combinés avec la volonté profonde de retrouver son autonomie. A noter que lorsque ces moyens auxiliaires ne sont pas remboursés par les assurances AVS ou AI, il est possible de faire appel à des organisations telles que Pro Senectute.

Moyens adaptés
Toute la force des spécialistes en moyens auxiliaires est de sélectionner la solution adaptée à chaque handicap et à chaque individu. «Il ne sert à rien, par exemple, de proposer une chaise roulante entièrement motorisée alors qu’une simple assistance électrique discrète peut suffire», précise José Monteiro, conseiller technique en moyens auxiliaires au sein de l’ASEMA. De même, il faut être vigilant à ne pas trop changer son comportement à cause de ces aides aux mouvements. Le risque serait alors de diminuer drastiquement l’activité physique, ce qui aura des conséquences très néfastes sur l’état global et particulièrement sur les risques cardiovasculaires. Ainsi, il est parfois important que l’entourage et les soignants encadrent correctement les premiers temps d’utilisation de ces nouveaux outils. Cela dit, la plupart du temps, il suffit que la personne qui en profite soit consciente de ce risque pour que tout se passe sans problème.