D’où vient précisément cette méthode? 

D’un Anglais, Allen Carr, qui était un très grand fumeur dans les années 1980. Il en était à cinq paquets par jour lorsqu’il lui est apparu que cela n’avait rien à voir avec le plaisir et qu’il a cherché à comprendre pourquoi c’était si difficile d’arrêter. C’est en trouvant la réponse à cette question qu’il a arrêté du jour au lendemain et qu’il a pu transmettre sa méthode au travers de cours et d’un livre best-seller. Allen partait notamment du principe qu’il ne sert à rien de faire peur au fumeur car celui-ci fumera simplement pour se rassurer.

Comment proposez-vous de prendre ces cours? 

Puisque les entreprises ont beaucoup à gagner en permettant à leurs employés de se libérer de la cigarette, nous les invitons à financer une session de un jour et demi de cours pour leurs salariés. Ainsi, l’entreprise améliorera son chiffre d’affaires. En effet, une étude estimait récemment qu’entre les congés maladies supplémentaires et les fameuses «pauses clopes», un employé fumeur était absent un mois de plus qu’un non-fumeur. Sans compter le clivage possible entre ceux qui fument et ceux qui ne fument pas. Enfin, pour les particuliers, il existe des cours privés.

Et les résultats, sont-ils vraiment si probants? 

Oui, le fait que cette méthode soit classée parmi celles à plus fort taux de réussite a été prouvé scientifiquement. L’Université de Vienne a réalisé en 2008 une étude indépendante. Plus de la moitié des participants ne fumaient toujours plus même un an après. Et d’ailleurs, j’en suis un bon exemple. (Elle rit)