Les défauts visuels

Le nombre de myopes dans le monde augmente de manière alarmante en raison de notre dépendance aux écrans en tout genre et notre exposition prolongée à la lumière artificielle.

Plus d’un quart de la population mondiale est myope et des études estiment que la moitié le sera d’ici 2050. Mais la myopie n’est pas le seul défaut visuel dont on peut souffrir.

La myopie est un trouble de la vision où la personne voit les objets flous de loin car les rayons lumineux se rencontrent devant la rétine. La personne myope voit donc moins bien de loin que de près.

Inversement, l’œil hypermétrope est trop court et les rayons lumineux convergent en arrière de la rétine: on voit flou de près, voire même de loin et cela occasionne de la fatigue. Souvent myopie et hypermétropie sont associées avec un certain degré d’astigmatisme.

Dans un œil astigmate, la courbure de la cornée n’est pas la même dans tous les axes: au lieu d’être ronde comme un ballon de football, la cornée est comme un ballon de rugby. La vision est donc floue tant de loin que de près.

Enfin, vers l’âge de 45 ans, nous devenons tous presbytes.

La presbytie est liée à la perte en élasticité du cristallin qui entraîne une perte progressive de l’accommodation de telle sorte que l’œil presbyte ne distingue plus clairement les objets proches. C’est comme si l’autofocus d’un appareil photo ne fonctionnait plus très bien.

Pourquoi se faire opérer?

La chirurgie réfractive au laser consiste à modifier chirurgicalement la courbure de la cornée pour que l’image d’un objet se focalise sur la rétine et non en avant ou en arrière de celle-ci.

Elle permet ainsi de réduire, voire de supprimer, la dépendance du patient aux lunettes ou aux lentilles de contact. Les motivations pour se faire opérer sont diverses et variées.

Par exemple, une différence importante de dioptries entre les deux yeux, une forte correction en lunettes déformants les images, une intolérance aux lentilles ainsi que leur coût élevé à long terme, pour des raisons esthétiques ou de confort ou encore pour des raisons professionnelles (armée, police, etc.), voire sportives.

A qui s’adresse la chirurgie réfractive?

En principe, toute personne désireuse de ne plus porter de correction optique pourrait avoir recours à la chirurgie réfractive. Il existe cependant certaines conditions car tous les yeux ne sont pas opérables.

La consultation préopératoire permet de s’assurer qu’il n’existe aucune contre-indication à la réalisation de la chirurgie.

Parmi les conditions sine qua non, on peut citer: avoir entre 20 et 65 ans, l’anomalie réfractive doit être stable depuis au moins deux ans, ne pas être enceinte et ne pas souffrir de pathologies oculaires (herpès, uvéite…) ou générales (diabète, maladies immunitaires…).

Lorsque l’indication est correctement posée, la chirurgie réfractive au laser est l’une des interventions les plus sûres et dont le taux de satisfaction est parmi les plus élevés.

Techniques chirurgicales

Les techniques les plus utilisées en chirurgie réfractive sont au nombre de trois, à savoir: les traitements au laser dont les faisceaux vont sculpter la cornée soit en surface (PRK), soit en profondeur (LASIK) afin de corriger les défauts optiques; l’addition d’une lentille intra-oculaire en avant du cristallin ou l’extraction du cristallin clair et mise en place d’une lentille artificielle.

Quelle que soit la technique utilisée, l'intervention est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locale, et est absolument indolore. Au laser, les deux yeux sont généralement opérés en même temps.

Combien ça coûte?

Les prix des opérations varient en fonction de la technique chirurgicale utilisée et de l’établissement. Il est raisonnable de compter un total de 5000 francs, voire un peu moins, pour les deux yeux lorsque l’intervention est réalisée au laser.

En cas d’implant oculaire, la chirurgie coûte entre 3000 et 5000 francs par œil. Certaines caisses d’assurance maladie intervenant dans le remboursement, il peut être intéressant de se renseigner dans la prise en charge avant de sauter le pas.